Le Malokisme est né d’un constat simple : beaucoup de personnes ne sont pas seulement freinées par le manque de moyens, de talent ou d’idées. Elles sont retenues par un mécanisme plus discret : la peur d’être vu, la honte de dépasser, l’inconfort devant celui qui crée, le besoin de ramener l’autre dans le rang, ou la difficulté à prendre sa propre place sans se contracter.
Le mot Malokisme permet de regarder ce phénomène sans le réduire à une insulte ou à une morale. Il donne une forme à quelque chose qui circule dans les familles, les quartiers, les groupes, les organisations, les réseaux sociaux, les milieux professionnels et les scènes publiques.
Le livre ne cherche pas à condamner. Il cherche à rendre visible. Car ce qui reste sans nom agit dans l’ombre. Ce qui reçoit un nom peut être observé, compris, traversé, puis transformé.